Facebook

Mark Zuckerberg

 

 

Il y a 7 ans, Mark Zuckerberg, alors jeune étudiant venant de créer Facebook dans le but avoué de rencontrer des filles, expliquait à l'un de ses amis d'Harvard : "Si tu as besoin d'infos sur qui que ce soit à Harvard, tu n'as qu'à demander. J'ai plus de 4.000 e-mails, images...". Son ami l'interroge alors : "Mais comment as-tu fait ?" Ce à quoi l'intéressé répond : "Les gens m'ont donné tout ça. Je ne sais pas pourquoi, [mais] ils me font 'confiance'. Putain d'abrutis".

Des propos malheureux qui font rapidement le tour de la toile, les internautes y voyant le reflet de la maigre considération du PDG à l'égard de la vie privée des utilisateurs de Facebook.

 

"Zuckerberg et son entreprise ne sont pas dignes de confiance"

Facebook n'a d'ailleurs pas tardé à répondre, expliquant que "la vie privée de nos utilisateurs est d'une importance capitale. Nous n'allons pas débattre d'allégations datées et provenant d'une source anonyme".

Reste que pour Business Insider, ces propos sont révélateurs d'"une attitude agressive à l'égard de la vie privée, présente sur Facebook depuis le début". Le blogueur Jason Calcanis analyse ces propos comme "la pire erreur" de Mark Zuckerberg. "Facebook est officiellement hors-jeu. Zuckerberg et son entreprise ne sont simplement pas dignes de confiance", tranche-t-il.

Des propos repris par la fronde anti-Facebook qui appelle à la désincription massive du réseau social, à une époque où revendiquer sa désinscription devient tendance. Pour preuve, Paul Kedrosky, chroniqueur à CNBC, ou Peter Rojas, cofondateur d'Engadget, s'en sont vanté sur Twitter.

 

 

 

Face à la justice

 

 

Jeffrey Lerner, porte-parole du procureur général de New-York, annonce que le site Internet Facebook risque d’être inquiété par la justice. En effet, celle-ci lui reproche de faciliter aux prédateurs sexuels l’approche des mineurs. Facebook est un site où les internautes mettent en ligne des photos et du contenu personnel. Mr. Lerner précise que l’entreprise n’a pas répondu à plusieurs plaintes, qui lui ont été adressées après que des enquêteurs du gouvernement, se faisant passer pour des jeunes de 12 à 14 ans, aient été sollicités pour avoir des rapports sexuels.

Le problème n’est pas réellement que Facebook permette la prise de contact entre pédophiles et mineurs. Tous les sites Internet présentent ce genre de risques, et la plupart des parents de jeunes internautes en sont conscients. Mais Facebook prétend justement offrir un niveau de sécurité supérieur aux autres sites à vocation sociale. A son lancement, la confidentialité de Facebook justifiait de telles affirmations. Mais depuis, il s’est largement développé et ne parvient plus à répondre dans des délais satisfaisants aux plaintes des utilisateurs, comme les enquêteurs l’ont constaté. Le procureur général de New-York réclame que le site revoie sa stratégie de communication, pour ne plus donner l’impression mensongère aux internautes qu’ils peuvent l’utiliser à l’abri des délinquants sexuels.

Selon Mr. Lerner, Facebook a promis de coopérer. Le porte-parole de la société affirme qu’elle est à la recherche permanente de nouveaux moyens d’augmenter la sécurité de ses internautes.

 

 

 

L'Europe réagit

 

 

Dans une lettre publiée jeudi dernier, les représentants des autorités de protection des données des 27 Etats de l'Union européenne jugent « inacceptables » les conditions de vie privée introduites fin 2009 qui rendent publiques certaines informations (nom, photo, amis et pages que l'utilisateur « aime »).

Pour les 27, « il est inacceptable que Facebook ait modifié le réglage par défaut sur sa plate-forme de socialisation au détriment des utilisateurs ». Le groupe de travail de l'article 29, chargé de ces questions, a d'ailleurs contacté « 20 sites de socialisation » en pointant « la nécessité d'un réglage par défaut limitant les données fournies sur les utilisateurs et les sites qu'ils visitent ».

Du côté de Facebook, Elliot Schrage, vice président de la Communication globale et des Affaires publiques, indique que rendre certaines informations publiques aiderait le site à attirer des utilisateurs.

A ceux qui ne voudraient les partager qu'avec leurs amis, il répond que « mis à part le nom ou l'âge, rien ne les oblige à remplir les champs ou partager des informations qu'ils veulent garder. Si partager vous met mal à l'aise, ne le faites pas ». Encore faut-il savoir paramétrer son compte.

Comme pour y répondre, s'est créé Openbook, un moteur de recherche ciblant les phrases embarrassantes laissées publiques par les utilisateurs du réseau, notamment les insultes envers patrons et professeurs. De quoi alimenter les peurs des personnes jugeant les 170 options de vie privée du site trop obscures pour la majorité des utilisateurs.

 

 

 

Un livre

 

 The Accidental Billionnaires (Les milliardaires par accident) raconte l'histoire du fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg et de son acolyte des débuts Eduardo Saverin et ce qui les a motivé à fonder Facebook: rencontrer des filles !

L’histoire commence donc comme cela, sur le campus de Harvard et raconte comment Mark et son ami qui ne sont pas de grand séducteurs vont avoir l’idée de créer Thefacebook(le nom d'origine) pour tout connaitre sur les filles et s'en rapprocher , ce concept fera un carton à Harvard tout d’abords, pour se répandre dans toutes les universités des USA quelques mois plus tard.

C’est aussi l’histoire d’une amitié qui s’arrête à cause du business et d'un jeune étudiant mégalomane propulser à la tête d'une fortune colossale et d'une base de données trés fournie sur la population du monde.

 

 

Quit Facebook Day

 

 

Le 31 mai, journée de désinscription collective

La fronde vient aussi d'utilisateurs, aujourd'hui réunis sous la bannière du Quit Facebook Day. Ils jugent que « Facebook n'a pas beaucoup de respect pour vous et vos données, spécialement dans le futur ». Ils appellent donc les utilisateurs du réseau social à supprimer leur compte le 31 mai de manière automatisée sur leur site. Jusqu'ici, 5 399 personnes auraient déjà sauté le pas.

Si pour vous aussi le respect de la vie privée et la considération d'autrui ont plus d'importances que le simulacre de vie dont vous vous gargarisez continuellement sur Facebook, suivez le mouvement: http://www.quitfacebookday.com/

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